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Décisions, émotions, Voyage

Les cinq sens en Corée du Sud

Aujourd’hui, je vous livre mes premières impressions sur la Corée du Sud. Et pour rendre l’article plus intéressant, j’utiliserai les cinq sens afin de vous décrire le plus naturellement possible les émotions que j’ai pu y ressentir.

Je pense que tout commence par l’ouïe. Découvrir une nouvelle langue, de nouveaux bruits, de nouvelles sonorités, de nouvelles voix.

 

La Corée du Sud c’est:

 la douceur de la langue Coréenne. Je trouve que cette langue est rassurante, poétique et sentimentale. Au début de mon aventure, je passais de nombreuses heures dans des cafés à écouter les Coréens discuter entre eux et à m’imaginer leur sujet de conversation. Je suis tombée amoureuse de cette langue. Une fois la langue assimilée, j’ai pu comprendre le fond de leurs discussions, la manière dont ils abordaient certains sujets. Aujourd’hui, dans les rues de Paris lorsque je croise des Coréens, je reste toujours aussi sensible à cette langue.

Les  Coréens ont le sens du détail . Prenons un exemple: je discutais avec une amie Coréenne de la fabrication du pain. Mon discours se limitait à ” mélange de la farine, de l’eau et de la levure et hop le tour est joué”. Mon amie Coréenne a abordé le sujet sous toutes ces facettes: le type de farine, le type de levure, le mouvement de la main, la texture attendue etc. C’est bien la première fois que je discutais du pain d’une façon si poétique et intéressante ! Bien sur je caricature la scène mais dans l’esprit c’était bien ça.

 – la musique n’importe où et n’importe quand. Les rues de Séoul sont très animées. Chaque magasin diffuse de la musique à l’extérieur, technique commerciale qui marche plutôt bien. Les restaurants, les cafés, les saunas sont également très bruyants. J’ai trouvé parfois qu’il était difficile de rester au calme, sans aucun bruit. Mais si vous cherchez bien, vous trouverez votre havre de paix !

 – les concertos de grillons . La saison des pluies en Corée du Sud est animée par le chant des grillons. Je me souviens de ces matinées où j’étais réveillée par une chorale de grillons. Je savais que la journée allait être chaude et pluvieuse mais grâce à eux, plus besoin de regarder la météo ..

 – les jingles du métro. Tout comme au Japon, une annonce est faite en Coréen, en Anglais, en Chinois et en Japonais pour chaque arrêt de métro. Je reste admirative face à ce système permettant aux personnes malvoyantes de se déplacer sans aucune difficulté et permettant également aux touristes de ne pas se tromper d’arrêt.

 

 L’odeur est un des sens les plus importants pour moi et j’y suis très sensible. Il me permet en quelque sorte de découvrir une partie de la culture du pays que je visite.

Mon premier voyage à Séoul s’est déroulé en février 2010. Arrivée à l’aéroport, une odeur particulière m’a interpellée. Je n’ai jamais su la décrire, j’avais l’impression de ressentir l’histoire de ce pays. Aujourd’hui, lors de mes voyages en Corée du Sud cette odeur me rassure et me fait réaliser que je suis bien arrivée à destination.

Bagages en mains, je prends le bus à l’aéroport d’Incheon. Il faisait très froid à cette époque et le chauffage était allumé (un peu) trop fort. Une odeur très forte et très désagréable a envahie mes narines: le KIMCHI. Le kimchi est un plat très populaire en Corée du Sud et fait partie intégrante de sa culture. Je dirais que c’est l’équivalent de notre pain quotidien puisque les Coréens en consomment à chaque repas ( et même le matin ) . Le kimchi , où chou coréen fermenté, est un condiment très épicé ( il est composé par exemple d’ail, de piment, de gingembre) qui dégage une odeur extrêmement forte. Lorsque vous entrez dans le métro, ne soyez pas étonné de sentir cette drôle d’odeur. Il m’a fallut quelques mois pour m’y adapter. Maintenant l’odeur me dérange moins puisque je sais que le goût est différent et excellent avant tout ! Bien entendu, certaines personnes y seront moins sensibles .

 ” J’en ai pris plein la vue

 Je n’ai jamais compris pourquoi tous ces immenses buildings m’ont autant impressionnés étant donné que j’ai visité New York quelques années auparavant. À Seoul, je passais mes journées à tourner ma tête dans tous les sens. J’étais fascinée par ces buildings où l’on pouvait trouver un café au premier étage, un salon de massage au deuxième, des appartements du troisième au dixième étage et puis des bureaux. Je voyais le monde en hauteur. Mon champ de vision s’est élargit et je ne savais plus où donner de la tête.

Mes journées pouvaient commencer au sous-sol dans un café, se poursuivre au troisième étage dans une bibliothèque et terminer sur le rooftop d’un bâtiment.

 Soyez attentif quand vous vous baladez, vous risquez de passer à côté de nombreux endroits insolites !

 Et puis bien sur, Seoul regorge de jolis magasins, de jolies papeteries, de jolis restaurants, de jolis parcs, de jolis quartiers. Seoul est un musée à part entière, chaque jour est différent.

 Un dernier conseil … ouvrez bien grand vos yeux !

 Comment ne pas évoquer la gastronomie Coréenne !!

 La cuisine Coréenne est pour moi une des meilleures au monde. Elle est variée et mérite d’être mieux connue. Je ne vais pas vous lister les plats Coréens tout simplement parce qu’internet regorge d’images et d’articles de cette cuisine fantastique.

 Anecdote gustative : en rentrant de soirée aux alentours de 5h du matin, je suis entrée dans un petit restaurant car j’avais une faim de loup. A cette époque, je ne lisais pas le Coréen. La serveuse m’a donnée un menu rempli de photos diverses de soupes et j’ai  pointé mon doigt sur un plat qui me paraissait … bon . Le plat est arrivée et  mes yeux se sont écarquillés: une substance non identifiable était en train de flotter tranquillement . Sceptique, je n’ose pas la manger. Quelques minutes plus tard, la serveuse me rassure en me disant que ce plat est délicieux ( enfin je crois avoir compris cela). Je me décide donc à goûter cette soupe étrange et puis, stupeur. Cette substance n’est autre que de la viande et elle est délicieuse. J’engloutis donc la soupe en 15 minutes. Quelques mois plus tard, j’ai découvert que j’avais mangé de la soupe de chien…

Conclusion: il ne faut pas se fier aux apparences mais plutôt au goût ( bien entendu je ne vous incite pas à manger du chien !!! ).
Le toucher m’a sauvé la vie plus d’une fois en Corée du Sud . Si vous n’avez toujours pas lu mon aventure à Bukhansan je vous invite à aller voir l’article ( par ici pour l’aventure ).

Effectivement coincée dans la montagne sans aucun repère, je n’ai pu qu’utiliser mes mains (et mon sens de l’orientation ) pour me guider.

Le toucher est bien indispensable à la survie de l’humain.

 

 Faites vous confiance !

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